mardi 15 janvier 2008

Accomoder, c'est mal

La "crise" des accomodements raisonnables aura eu au moins une conséquence linguistique indéniable : le mot accomodement est maintenant chargé d'un poids immense. Voici la une du Journal de Montréal d'aujourd'hui. Il y a deux ans, cette manchette n'aurait pas eu l'impact qu'elle a aujourd'hui.

Pauline Marois semble avoir bien choisi ses mots (ou bien est-ce que ce sont ses conseillers qui ont fait le choix?) Il est clair qu'elle tente d'amalgamer le problème du service en français dans les commerces (qui existe depuis très longtemps) au phénomène des accomodements raisonnables de nature religieuse qui semblent tant irriter le Québécois moyen depuis un an.

Se faire servir en français est un droit fondamental au Québec, mais l'attitude de madame Marois me déçoit. La loi 101 existe, s'il y a des problèmes, qu'on adopte des nouveaux règlements et qu'on les applique. À mon avis, aucune nouvelle loi sur l'identité québécoise n'est nécessaire pour cela.

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